45-Inclassable

Pas jojo de classer les jeux.

Les Hard Gameurs jouent à Battleship

 

Battleship est un excellent jeu de déduction offrant un très haut niveau d’adrénaline et une dose de réflexion hors du commun.  Le mécanisme qui révolutionna le monde à sa sortie, n’a jamais été égalé.

Non sans blague, ce jeu pour enfant n’a que le pouvoir d’égayer les petites têtes blondes ou les vieux cerveaux en quête de repos cérébral.  Une sorte de bingo à l’envers, où au lieu  d’espérer de piger les bons numéros, il faut espérer ne pas se faire choisir les coordonnées de la position de ses frégates.

J’ai bien aimé ce jeu dans ma jeunesse, il a occupé les froides soirées d’hiver.  Pas très difficile à comprendre et malheureusement c’était  aussi un des seuls jeux disponibles à l’époque.  Les jeux de masse pour enfant n’offraient aucun challenge à l’époque.  Ils étaient ciblés pour leur simplicité d’utilisation et répondaient à une demande occupationnelle des enfants pré-adolescent.  En vieillissant, on veut autre chose et j’ai malheureusement  été conçu trop tôt, avant l’âge d’or des jeux de plateau.  J’ai donc connu les pires jeux avant de découvrir ultérieurement des jeux qui me donnaient plus de plaisir ludique.

Si je devait classer Battleship, c’est dans la catégorie des lotto. Ce ne sont pas ces figurines de frégates à la noix qui donnent le ton au thème.  Battleship fut « adapté » au grand écran en 2012 (faut pas rigoler, c’est comme si on pouvait adapté Carcassone en série tv populaire ).  Le jeu fut créé en 1931,en français on dit la Bataille Navale, parfois appelé Touché-coulé. Il es aujourd’hui en format électronique et décliner sur plateforme numérique et sur le web.

Mes Hard Gameurs, eux resteront dans la catégorie des Hard Gameurs.

battleship cover
En vente dans toutes les grandes surfaces. Je ne vais quand même pas vous pointer vers une critique de blogue ludique ? Non, mais !

 

 

44-Camel Up

Le jeu de l’année, c’est de l’arnaque !

Les Hard Gameurs jouent a Camel Up

 

En 2014, le Spiel des Jahres (Jeu de l’année, en allemand) a donné son prix le plus prestigieux pour les jeux de société à « Camel Up ». Certains ludophiles français auraient aimé voir la jeune compagnie éditrice au doux nom bien français de « Space Cowboys», lui ravir ce titre avec leur tout premier jeu « Splendor » ( que les Hard Gameurs ont déjà  joué, voir ici). Il en fut autrement car c’est le jeu d’une compagnie Allemande, Eggertspiel ,qui a remporté ce prix, par la suite édité en français par Filosofia.

Splendor est fort joli mais Camel Up , proposant une course de chameaux en Égypte ( oui ,on sait,  des dromadaires), a su être le vainqueur par son côté plus familiale . Camel Up est un jeu de pari sportif  où les chameaux peuvent s’emboîtent l’un sur l’autre  s’ils arrivent sur la même case ( ce qui est amusant car un chameau juxtaposé a droit de se déplacer avec son larbin).

Un jeu de ce niveau n’a pas à être rigoureusement authentique. Exit donc le dromadaire ( car le chameau se retrouve plutôt en Mongolie ) car sa forme ne permet pas la juxtaposition des pièces demandée par le mécanisme.   Le réalisme dans les jeux de plateau ne doit pas être pris au sérieux. Il faut parfois s’aligner sur l’imaginaire ( ou les préjugés ) du public. On ne demande pas à un jeu de nous instruire, on veut y jouer . Pour Camel Up, il aurait fallu faire cette course dans le désert de Gobi et avoir une yourte qui propulsant les dés ( et non une pyramide). Mais est-ce important, ici ? Ca frappe moins l’imagination, il me semble…

Le jeu restera une mini-construction de la réalité  et non  un modélisation très fine, une reproduction schématique de la réalité.  Un excellent jeu, par exemple Twillight Stuggle , simule la guère froide.  Le mécanisme se colle vachement à la réalité pour ce qui est de la manipulation géopolitique des deux Grands d’après-guerre, mais il en n’est pas moins un jeu, pas une leçon d’histoire.  Seuls les wargames aux règles millimétrées peuvent prétendre de nous apprendre du mouvement et des stratégies guerrières au détriment de la fluidité et du temps, bien sûr.  Mais on est dans une autre gamme de jeu.

Que les Hard Gameurs soient déçus du manque de réalisme de Camel Up , c’est leur affaire.

 

camel up cover
Cliquez pour en savoir plus sur ce jeu

 

43-Dominant Species

Les Hard Gameurs sont seuls au monde.

Les Hard Gameurs jouent à Dominants Species

 

Dominant Species est un excellent jeu de Filosofia.  Jeu de compétition pouvant se jouer à 6, il nous donne le rôle d’une espèce animale devant survivre à la dernière glaciation, et espérer devenir la prochaine espèce dominante de la planète. Les mécanismes sont forts astucieux et on se surprend à vouloir s’y remettre après une partie.  Il n’en reste pas moins que c’est un jeu chaotique, surtout à 6 joueurs.  Et le chaos n’est pas généré par un dé, c’est juste qu’il y a tellement de choix qu’on peut difficilement prévoir leur conséquence. 

Trouver un joueur, c’est fort difficile vous en conviendrez.  On peut entendre toute sorte d’excuse.  C’est épuisant à la longue car on fini par croire que les jeux dits pour « joueurs avertis» sont de plus en plus difficile à sortir.  Si on ne les sort plus, on en oublie les règles.   Règles oubliés, jeux oubliés.

Je me suis vraiment amuser avec ce chapitre, car j’ai plein de nouveau personnage qui s’ajoutent. On retrouve la Julie qu’on connait. Les autres n’ont pas de nom.  Je me dit bien qu’on va les revoir un jour.

 

 

42-Pandémie

Le virus ludique se propage en Europe.  Mais quand la politique s’en empare, le virus devient dangereux.

HG042

C’est la première fois que je glisse une allusion politique dans mes dessins.  La montée de la droite , surtout celle qui prône le nettoyage ethnique, m’inquiète.  On n’a qu’à se rappeler de triste mémoire l’éclatement de la Yougoslavie. 

Pandémie est un excellent jeu coopératif où on doit se protéger d’éclosion de 4 virus mortels qui ravageront la planète. Je me suis procuré la version première, mais il est incompatible avec les nouvelles extensions qui ont sorties ultérieurement . Dommage.  Les extensions apportent beaucoup au jeu. Elles valent la peine de se les procurer. Il faut juste acheter le jeu de base remasterisé ( ou je crois qu’il y a un set de carte d’upgrade pour permettre de garder la compatibilité avec les extensions).

J’aime toujours les jeux de coop. Les mécanismes sont variés mais finissent toujours de la même manière: le jeu s’effondre sur lui-même et les joueurs perdent.  Il y a un facteur temps (ou tour) qui nous oblige à optimiser nos décisions.  J’ai étudié le mécanisme de Pandémie, dans sa version de base, et je n’ai qu’un reproche: la fin s’exprime par la dernière prise de carte ou le dernier cube du virus ou un dépassement d’éclosion permis.  Au niveau d’immersion thématique, il n’y a pas de raison.  Un jeu comme Pandémie devrait finir par la fin du monde: pas par la fin d’un principe mécanique.

Je chipote car le jeu est excellent mais j’aime bien souligner ici que l’adéquation thème et mécanisme n’est pas chose facile à réunir.  On parle beaucoup que Flash Point: Fire Rescue utilise une mécanique semblable.  Pourtant ce dernier s’explique mieux en partie: trop de feu fait écrouler l’édifice.  la limite est en adéquation avec le thème.  Pandémie s’arrête si un virus manque de cube.  Quid ? Est-ce une limitation matériel qui déclenche la fin du monde ? Que nenni, ça aurait dû être la perte de contrôle du virus qui prolifère sur le globe qui devrait être le critère.  Le mécanisme est rodé pour éviter d’éterniser le jeu, je le comprend,  mais j’ai le droit de chipoter pour la thématique.

En fait un bon nettoyage ethnique chez les critiques de salon aideraient les auteurs et les éditeurs à mettre de coté des blogueurs polémistes comme moi.  Non, mais ! Aller dire que Pandémie a un « petit «  défaut ?  Y en a qui sont déporter pour moins que ça.

Les Hard Gameurs ont joué à Flash Point ici 

Pandémie cover
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