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Incarner des souris dans un jeu, il fallait y penser. Mais quand on est un Hard Gameurs  assoiffé de batailles sanglantes épiques , on est loin du compte…

HG010b

 

Les jeux de coopération ont toujours ma prédilection. Cette forme de jeu propose des missions communes qui permettent à tous et toutes de rester dans le jeu même si ce n’est pas leur tour.  Mice&Mystics propose de vivre une aventure, une campagne où d’embuches en embuches , les joueurs pourront voir se développer une “histoire” comme par chapitre.  Le concept est intéressant et me fait remarquer que l’ont se rapproche ainsi d’une certaine forme de jeu de rôle.  En fait, on s’affranchit du maître du jeu et c’est le hasard du mécanisme du jeu qui détermine les évènements à venir.  Ca permet aux joueurs d’être tous dans la même aventure.  Etre Maitre du jeu n’est pas inintéressant mais c’était un joueur qui ne jouait pas AVEC les autres.  C’est donc encore une belle évolution des jeux modernes de plateau.

J’ai hésité de nommer ma planche par le nom du jeu comme c’est la coutume mais je ne pouvais pas m’empêcher de faire allusion à ce titre du célèbre livre de Steinbeck. Généralement les jeux nous permettent d’incarner des personnages plus grand que nature.  Etre des souris, ici, ou des fourmis, là, ça a pour moi un goût de nouveaux, même si strictement parlant Myrmes ne propose pas de jouer un rôle mais plutôt de gérer une colonie de fourmis. Ici, Myrmes serait plus un jeu à l’allemande et d’affrontement.

Les Hard Gameurs, eux, ne font pas la différence.  Trop occupés à jouer…

Myrmes cover

Myrmes

Mice&Mystics cover

Mice&Mystics

 

Les Hard Gameurs jouent à Tzolk’in.  Le malédiction Maya tombera sur eux

 

Tzolk’in est un jeu qui a apporté beaucoup de fraicheur à sa sortie, le mécanisme de tourner la roue pour symboliser le calendrier Maya.  Il ne fera pas “BOoing” pour peu qu’il est bien installé, ça, c’est sûr.

La remasterisation de ce chapitre m’a permis de remodeler les textes.  Depuis le début , je n’étais pas à l’aise avec la chute humoristique. Les premières versions ont été jeté au poubelle, mais celle publiée de GusandCo  était satisfaisant.  Mais j’ai quand même profité de revoir cette fin et d’en proposer une variante tout aussi intéressante.

tzolkin cover by Iello

 

Les Hard Gameurs inventent des jeux en recyclant les autres.  Pas sûr que c’est une bonne idée.

 

La première mouture (chapitre 8 ) postée sur GusandCo parlait d’une version “crossover” de Cyclades et Kemet : C3K.  Je me suis rendu compte que ce terme n’était pas bien connu et j’ai préféré dire que c’était un “mix” de deux jeux.  Le “crossover” de Cyclades était une allusion à celui avec Kemet de Matagot qui consistait à avoir des figurines et règles tout aussi utilisables dans l’un que dans l’autre jeu, ce qui est intéressant comme concept, avouons- le.

Pour faire plus simple, j’ai préféré vraiment mettre un mélange plutôt inhabituel de jeux qui n’ont pas la même mécanique.  Ticket to Ride est plutôt un jeu de gestion et de parcours (d’autres parleraient de jeu de train ce qui est tout à fait exact) et Cyclades se rapprochant plus du jeu d’affrontement stratégique dans le style ameritrash.  Que la future extension soit fait à base d’Agricola ne pouvait que prouver que ce jeu aurait été improbable donc assez absurde pour un Hard Gameurs.  Agricola est dans une ligne de jeu de plateau tout ce qu’il y a de plus Eurogame (jeu à l’allemande ou Kubenbois comme diraient les mêmes personnes).

J’espère que cette remasterisation est tout aussi plaisante que l’originale.

C3K cover

C3K

agricola cover

 

 

kemet cover cyclades cover

7-Zombicide

Les Hard Gameurs aiment les zombies.  C’est parce qu’ils n’ont pas de cerveaux.

 

Zombicide ne peut pas être un jeu réaliste par définition. Mais les frissons qui nous parcourent l’échine pendant qu’une meute de zombies sanguinolents s’approche de nous nous permettant de bien faire ressentir ce que nous voyons dans les films du genre. J’aime bien le matos, un déluge de figurines. J’aime aussi son côté collaboratif. J’ai toujours aimé les jeux collaboratifs parce que chaque joueur se sent concerné même quand ce n’est pas son tour. Pour combattre l’effet King Speaker, il faut mettre un peu d’ambiance, de l’eau dans son vin (ou le contraire et ne pas trop vouloir gagner à tout prix . On joue là! Ce n’est pas une partie d’échecs!

Avec Zombicide pour la première fois je découvrais la présence d’un scénario , contrairement à Pandémie par exemple. Avec un scénario, il devient immanquable, selon moi, que l’on découvre une forme d’optimisation du gameplay pour arriver à battre le scénario. Une fois la stratégie bien rodée, on doit perdre le goût du scénario. Une aventure comme dans Pendémie, c’est global, on aime le jeu et ses surprises ou l’on n’aime pas. Zombicide m’a donc fait découvrir une nouvelle approche du jeu collaboratif, une évolution en quelque sorte du genre collaboratif. J’imagine que c’était dans l’air du temps, car Andor ou Mice&Mystics nous font aussi vivre des aventures par scénario (ou chapitre ) et sont tous trois sortis la même année .

Il est intéressant de voir évoluer des genres. Zombicide ne franchit pas ce que Horreur à Arkham a fait, c’est-à-dire de réinventer le jeu de Rôle sans maître du donjon . Ici , on est dans le pur Ameritrash, les dés qui roulent et le hasard poisseux qui nous saute dessus à chaque porte entrouverte.

Généralement, le temps est l’ennemi dans Zombicide. Si votre mission est de quitter la zone, jetez-vous à fond vers la sortie, car les zombies sont programmés pour grossir leur rang tour après tour…C’est un peu le reproche du jeu que je pourrais lui adresser. Si on manque de figurine, c’est qu’on a trop laissé grossir la meute et on perd. Un peu arbitraire comme fin de partie.

La même chose pour la règle qui fait doubler les zombies à un carrefour . Un peu moche comme idée. Mais bon, c’est le mécanisme qui veut ça. Malheureusement, on a donc pas le temps d’explorer le plateau , d’y vivre une aventure, on doit optimiser nos gestes puisque le temps est contre nous . On retrouve ce même schéma pour Robinson Crusoé par exemple, mais avec des options plus complexes.

La mécanique mal rodée de Zombicide, à mon sens, est compensée par un matos splendide doublé d’une immersion immédiate. Outre que je trouve le jeu beaucoup trop cher que la moyenne, il rejoint bien l’idée du jeu de plateau : être ensemble pour une couple d’heures à se conter des histoires de peur sur un scénario de série B dans une ville post-apocalyptique sous forme de plateau et de figurines. L’ameritrash-way of Dream. Irréaliste, ce jeu ?

Bon, tant qu’on trouve la tronçonneuse dans la chambre du gosse , on est content de la tournure des choses… Je ne le considère pas comme un jeu parfait, mais je suis content de l’avoir dans ma ludothèque et j’ai hâte de le voir rouler au club…

 

Zombicide cover

Zombicide

Nom: Zombicide (saison 1)
Plusieurs extensions pour prolonger le plaisir
Auteur: R.Guiton; J-B Lullien ;N.Raoult
Illustration: N.Fructus; E.Guiton ; M.Harlaut ; E.Nouhaut
Récompense: Lys Passionné 2013
Publié par: Guillotine Games
Sortie: 2012
Categorie:Cooperatif; Améritrash sans hésitation; plateau
Mécanisme: dé; carte; déplacement; exploration; personnage
Themes: zombies